Gravity Light: la lumière gratuite et pour tous…

Tackle poverty and protect the environment…

Gravity Light est un appareil produit par l’entreprise britannique éponyme depuis 2013. Il permet de produire de la lumière et de l’électricité… seulement à partir d’un poids d’une dizaine de kilos!

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Éradiquer les lampes a kérosène.

Dans le monde, près d’une personne sur cinq n’a toujours pas accès à l’électricité. Pour s’éclairer, la majeure partie d’entre eux est contrainte de se tourner vers un véritable fléau, j’ai nommé la lampe a kérosène.

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Une lampe a kérosène, prise au Kenya par Gravity Light

Le principe est simple: une bouteille, du kérosène, une mèche. Les retombées le sont un peu moins.

  • Niveau santé, ce type de lampe dégage une fumée toxique, dont l’absorption équivaut a fumer près de 40 cigarettes par jour! De plus, la dangerosité de ce système complètement artisanal est à l’origine de plusieurs millions de brûlures et d’incendies chaque années dans les pays concernés.
  • Niveau économie, le kérosène coûte cher. Ses utilisateurs se retrouvent donc dans un cercle vicieux, leur pauvreté les poussant à acheter un produit qui participe à entretenir cette même pauvreté.
  • Niveau environnemental, le bilan n’est pas meilleur: les lampes a kérosène sont à l’origine de 3% des émissions de CO2 mondiales… plutôt flippant comme chiffre, non?

C’est pour lutter contre ce fléau qu’est née la Gravity Light.

Aller plus loin que l’énergie solaire…

En 2009, l’entreprise de consulting Design Therefore est contactée par l’agence caritative britannique SolarAid. Le challenge: créer un concept de lampe solaire low cost apportant de la lumière pour moins de 3$ par jour.

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Les designers Martin Riddiford et Jim Reeves relèvent le défi, mais s’aperçoivent bien vite que quelque chose cloche…  En règle générale, l’énergie est produite en vue d’être stockée puis utilisée plus tard. Or qui dit stockage dit irrémédiablement pertes et technologie coûteuse! De plus, l’énergie solaire est instable: elle repose sur une exposition au soleil parfois impossible – en cas de mauvais temps ou de nuages de cendres volcaniques, par exemple (oui, oui, je suis sérieux…). Et le prix des panneaux solaires, franchement, a de quoi faire rougir, surtout dans des pays défavorisés…

Martin Riddiford

Martin Riddiford

Jim Reeves

Jim Reeves*

Ils décident alors de prendre le taureau par les cornes: il faut aller plus loin que l’énergie solaire et se débarrasser des batteries ou de toute autre forme de stockage. Il leur faut une nouvelle énergie « immédiatement utilisable », stable, sûre et facile d’accès…

* Un petit air de Gary Oldman, ou c’est moi? 🙂

La solution?  La gravité!

Le principe de la Gravity Light est tout simple: un crochet, une dynamo et une courroie.

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La dynamo est un appareil qui produit de l’électricité au sein d’une bobine en la faisant tourner à proximité d’un aimant. Exactement comme celle de votre vélo!

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L’utilisateur accroche le Gravity Light en hauteur et suspend à la courroie un sac pesant entre 8 et 12,5 kg. La pesanteur (énergie potentielle) attire le sac vers le sol, déroulant ainsi la courroie qui, reliée à une poulie, entraîne la dynamo (énergie cinétique). L’électricité produite alimente une LED; « et la lumière fut »!

Outre l’idée de remplacer la roue par un poids, Gravity Light a aussi développé une technologie permettant de convertir le mouvement très lent du poids – près d’1mm/sec. – en un mouvement très rapide de la dynamo – un millier de rotations par minutes. Le résultat: le sac met près de 20 minutes à descendre, offrant ainsi autant de temps d’éclairage! Et lorsque le sac touche terre? On le remonte, et c’est reparti!

Vidéo d’utilisation du [GL01], première version de la Gravity Light, déployé en 2013 dans de nombreux pays pour des tests en conditions réelles.

Que des avantages!

Tout d’abord, la Gravity Light produit 5 fois plus de lumière qu’une lampe a kérosène artisanale, et fonctionne quelle que soit la météo extérieure. Elle est aussi entièrement sécurisée et ne dégage aucune substance toxique. Extrêmement résistante, elle supporte de très hautes températures (plus d’une centaine de degrés) et relâche automatiquement le poids en cas de surcharge.

La simplicité du dispositif et l’efficacité de la poulie, reconnue depuis l’antiquité, permet à la lampe d’être utilisable par tous: grands, petits, vieux, jeunes, femmes ou enfants!

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L’appareil peut aussi servir a produire de l’électricité. Une sortie d’une dizaine de Watt est prévue afin d’y alimenter une radio, un téléphone ou tout autre petit appareil. Bonus: une lampe externe, la SatLight, peut aussi être branchée afin de fournir un éclairage localisé n’importe où dans la pièce!

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 Mais le plus incroyable, à mon sens, reste c’est qu’elle ne nécessite aucun consommable! N’importe quel élément (sable, terre, eau…) peut faire office de poids et ses différentes pièces d’usure, comme les crochets ou la courroie, sont aisément remplaçables. Ne restent que ses composants internes (dynamo, LED…), mais on ne peut pas non plus faire de miracles 😉

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Les pauvres… mais pas que.

Outre les populations défavorisées, la Gravity Light peut aussi s’adresser aux victimes de catastrophes naturelles (on se souvient tous de la Nouvelle Orléans, plongée dans le noir par Katrina il n’y a pas si longtemps…) ou même aux réfugiés politiques, dans les camps desquels l’accès à l’électricité reste souvent critique…

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Produit pour eux et par eux!

Pour développer, produire et distribuer son produit, Gravity Light a misé sur des partenariats locaux, générant ainsi de nouveaux emplois directement dans les pays défavorisés ciblés par le produit.

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Carte des sponsors (orange) et des équipes locales (bleu) en partenariat avec Gravity Light.

L’entreprise a aussi consacré beaucoup de temps et d’efforts à l’observation et à l’écoute, afin que son produit réponde au mieux aux problèmes et aux habitudes de ses futurs utilisateurs.

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Waw! Mais… ça existe vraiment?

Oui, mais ils ont besoin de nous!

Gravity Light repose quasi intégralement sur le Crowd Funding: la récolte de fond auprès des particuliers – vous et moi – sous forme de donation._1180443_5_aa77c9a05042b51c244c77420f0ddf37

Le début de l’aventure a été rendue possible par une levée de fonds sur le site IndieGogo. Réunissant 399 590$ sur les 55 000$ escomptés, elle a permis l’étude, le développement et le test de leur première version, Gravity Light 01. Elle a aussi attiré l’attention de nombreux journaux et de grandes personnalités telles que Bill Gates (pionnier de l’informatique) ou Evan Davis (journaliste et économiste  de renom)…

Tweet Gates

Aujourd’hui, l’entreprise souhaite concrétiser le Gravity Light 02, porteur de la plupart des options présentées dans cet article. Pour cela, il existe une nouvelle campagne IndieGogo (déjà complétée et dépassée en à peine un mois! Mais les donations sont toujours possibles s’il vous en prend l’envie, l’excédant servira a implanter, outiller et former les ateliers de conception de GL au Kenya) .

 

  Sur ce, je vous laisse avec la vidéo de présentation, en espérant que cette lampe révolutionnaire vous aura conquis…

Pour en savoir plus…

Ce sont ceux qui le créent qui en parlent le mieux! Toutes les infos sur la Gravity Light et bien plus sont disponibles sur leur site officiel.

Tchüss, et bon scrolling!

 


Sources:
Site Officiel Gravity Light

Google Art Project

Se cultiver depuis son canapé

Google ART project est un site mis en place par la firme de Mountain view et qui permet de visiter en ligne des musées du monde entier.

Il a été lancé en 2011 et regroupe maintenant 151 lieux d’exposition venant d’un peu partout. En d’autres termes, vous pouvez faire le tour du monde des musées sans bouger de chez vous et sans dépenser un sous !

Il y en a pour tous les goûts

Plusieurs possibilités s’offrent aux amateurs d’arts qui se rendent sur cette page, je les ai testées pour vous.
Vous pouvez choisir l’un des musées proposé par le site et en découvrir les oeuvres en parcourant le diaporama qui leur est proposé en explorant les collections au hasard ou en choisissant une localisation géographique (région, pays, continent…). L’avantage est que vous pouvez ainsi découvrir un musée de l’autre bout du monde que vous n’aurez jamais eu l’idée d’aller visiter autrement : personnellement j’ai choisi Hong kong !
Egon Schiele, autoportrait

Vous aimez un artiste en particulier ? Grâce à l’onglet artiste et en accédant au sommaire alphabétique vous pouvez retrouver toutes ses oeuvres, présentes dans les différents musées !  Vous pourrez d’ailleurs observer le nombre exceptionnel d’artistes présentés. J’ai eu la surprise de voir qu’il y en a pour tous les styles. En effet vous pouvez retrouver les grands artistes « classiques » tels que Monet ou encore Schiele mais également des graffeurs et des artistes contemporains.

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Vous aimez flâner le long des quais, dans un musées, avancer au gré de vos découvertes et de vos envies : et bien là c’est pareil mais en virtuel ! Vous pouvez naviguer au gré des pages et  admirer les oeuvres d’arts réunies toutes ensembles pour faire de belles découvertes (ce qui m’est arrivé !).
Et bien sur, si vous avez une idées précise en tête, vous pouvez effectuer une recherche pour trouver plus rapidement l’oeuvre, l’artiste ou le musée souhaité !

Au déla de la découverte des oeuvres vous pourrez également vous créer un compte (ou utiliser un compte gmail) afin de se créer VOTRE galerie et ainsi regrouper les oeuvres qui l’ont le plus marqué ou impressionné.

Le petit plus

Sur chaque tableau présenté est indiqué l’année de sa réalisation, son auteur bien sûr, avec ses dates et le musée dans lequel il est exposé.

De plus des zooms assez impressionnants peuvent être fait pour permettre d’observer la toile ou l’oeuvre plus en détails : on peut même y voir les craquelures de la peintures, les couches et les mouvements de la peinture donnés par le pinceau de l’artiste.

Autant dire que je vous conseille d’y faire un tour et de vous y arrêter un moment !

Pour le découvrir encore et encore c’est par ici

 

Mes photos viennent des sites :

  • https://urbanful.org/
  • https://reproarte.com

Gigantic, le MOBA qui flirtait avec les dessins animés.

Gigantic, produit par le studio Motiga, a fait un certain effet auprès du public des jeux vidéo amateurs de MOBA*. Le jeu propose de s’affronter par équipes de 5 joueurs sur une immense carte, et les concepteurs aiment à rappeler qu’il s’agit d’un mélange entre le jeu de tir et le MOBA, un peu comme Smite. Il n’y a pas encore de date de sortie d’annoncée, mais vous pouvez toujours vous inscrire à la phase de test en alpha sur le site officiel : Site Officiel de Gigantic.

Il sortira sur Xbox One et sur Windows (attention, pour le moment il n’est prévu que pour la version Windows 10).

Maintenant que nous avons abordé le principal, parlons de l’originalité de Gigantic. Car oui, ce jeu a marqué les esprits par ses graphismes… particuliers ! Mais indéniablement soignés. Il reprend des codes graphiques que l’on peut facilement rapprocher des univers DreamWorks ou Disney. Pour ma part, je n’ai pu m’empêcher de faire un rapprochement amusé avec Kung Fu Panda.

Cela dit, on doit ce magnifique mélange des genres au talentueux James Phinney, game designer notamment de Guild Wars et StarCraft. Il a donc su laisser son empreinte dans le monde des MMORPG** et des STR***, et il y a fort à parier qu’il réussisse brillamment à toucher le monde des MOBA.

Mais un jeu ne se résume pas à ses graphismes. Revenons donc dans le vif du sujet : Le gameplay.

Nerveux et rapide, il s’agira d’avoir quelques bons réflexes pour évoluer, sauter, grimper, courir, viser, tirer… Tout en ayant des sorts et des classes à disposition.

Le but d’une partie est lui aussi plutôt original, lui aussi. Chaque équipe doit faire évoluer son Gardien tout en le protégeant et en affrontant ses adversaires.

Pendant une partie, vous devrez ainsi prendre des points stratégiques sur la carte appelés Cercles d’Invocation. Ceux-ci vous permettront de faire grandir votre Gardien et de le rendre plus fort, mais aussi d’invoquer des créatures pour vous aider pendant les combats.

La fin d’une partie s’annonce quand un Gardien a atteint sa puissance maximale. Il va alors rejoindre les joueurs sur le champ de batailles. Un Affrontement (le combat final, en quelques sortes) a lieu si le point lumineux d’un Gardien est touché. L’Affrontement est remporté si le Cœur du Gardien est détruit. Cet Affrontement est, pour résumé, un gros combat où tout le monde se rassemble au centre de la carte pour se mettre joyeusement sur la figure jusqu’à épuisement.

Un Gardien appelé Nâga.

Concernant les classes proposées, vous devrez choisir parmi 16 Héros. Seize Héros pour le moment, car comme tout MOBA, nous pouvons sérieusement imaginer que d’autres Héros seront ajoutés au fur et à mesure dans le jeu.

Les rôles proposés sont classiques mais intéressants et on retrouvera avec plaisir la Sainte Trinité Tank/Soigneur/DPS. Vous pourrez choisir entre un mage avec une tête de Stitch qui lance de grosses boules de feu, une grenouille experte en arts martiaux, une reine de la furtivité en mode /ninja, ou même un robot tueur… Le chara-design (l’aspect des personnages) n’a rien à envier aux dessins animés les plus fous, de même que les animations de leurs attaques. Je vous conseille fortement d’aller faire un tour sur le site officiel rien que pour voir les séquences animées de chaque Héros. Griselma et ses attaques surprises version « pichenette derrière la tête » sont vraiment tordantes !

Griselma et son attaque de Doigts.

Un seul regret pour les Dr House ou Dr Quinn dans l’âme : peu de soigneurs sont proposés comme Héros. A vrai dire, il n’y a pour le moment qu’un seul soigneur. Mais si vous préférez jouer les ninjas furtifs ou rapides, vous allez être sacrément gâté !

Pour résumer, Gigantic est un jeu qui mérite largement d’être suivi, un des rares jeux présents à l’E3 qui n’était ni une suite, ni un remake, et qui en plus s’offrait le luxe de proposer quelque-chose de totalement inédit.

*Un MOBA, rappelons-le, est une arène de bataille en ligne multijoueur, tout comme Heroes of the Storm dont un article est consacré ici.

** MMORPG désigne les jeux de rôles en ligne massivement multijoueurs.

*** STR , c’est tout ce qui relève de la Stratégie en Temps Réel dans le monde merveilleux des jeux vidéo.

Quand Jurassic Park devient Jurassic World!

« Plus de dents! On a besoin de plus de dents… »

Jurassic World est un film de Colin Trevorrow sorti en juin 2015. Il est le quatrième opus de la saga des Jurassic Park, machine a faire rêver les paléontologues en herbe depuis 1993.

Qu’en est-il de ce nouveau bébé: enfant prodigue, ou petit frère dégénéré?
Ne vous inquiétez pas: la ballade est garantie sans spoilers…

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Un rêve qui commence il y a plus de 20 ans…

Pour ceux qui ne connaîtraient pas, la saga commence en 1993 avec « Jurassic Park », de Steven Spielberg. Faisant une percée décisive dans le domaine de la génétique, l’entreprise américaine InGen parvient a créer des dinosaures élevés en incubateurs, redonnant vie à une espèce éteinte depuis des millions d’années. Grisé par sa découverte, son PDG John Hammond décide de créer un grand parc d’attractions zoologique peuplé de dinosaures. Mais quand les pensionnaires commencent à s’échapper de leur cage, la chasse à l’homme commence…

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Le savant mélange d’animatroniques et d’images de synthèses révolutionnaires fait de ce film l’une des icônes incontestées des années 90 et une leçon de cinéma pour toute une foule de réalisateurs. Son succès lui vaudra deux suites: Le Monde Perdu (1997) et Jurassic Park III (2001). Si le second opus parvient encore à séduire les fans* le troisième – privé de la participation de Spielberg –  est descendu en flèche. Aucune réelle innovation, personnages stéréotypés à l’extrême, faiblesse du scénario…

*bien que je le considère, pour ma part, comme le plus mauvais de la série…

C’est dans ce contexte difficile que, près de quatorze ans plus tard, la licence décide de remettre le couvert. Plus grand, plus fort, plus beau: Jurassic World! Un pari risqué? Je suis allé le voir pour me forger ma propre opinion…

Un véritable parc d’attraction zoologique.

La première chose qui m’a frappé: les efforts sensibles pour donner au parc un certain réalisme.

Là ou Jurassic Park I se contentait de grandes grilles et de treuils pour balancer de pauvres chèvres aux T-rex affamés, Jurassic World se montre bien plus fin. Les installations et le matériel font plus professionnels, et s’agrémentent de mangeoires, d’équipements de soin, de pansage, etc. le comportement du personnel est aussi bien plus convainquant, avec toute une série de gestes et de paroles d’encouragement très proches de ce que l’on peut voir dans les zoo à l’heure des exercices quotidiens des animaux. Le tout donne enfin au personnel l’air de véritables soigneurs plus que de gardiens de prison! Evidemment, on reste dans un film Grand Spectacle: ce ne sont pas non plus des scènes dignes d’Une Saison Au Zoo. Mais l’effort suffit à attiser la magie…

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Outre le « réalisme zoologique », le parc en lui même est aussi plus convainquant. Les décors retranscrivent à merveille l’ambiance « musée », et les foules de familles heureuses, d’enfants survoltés et de stands de vente de produits dérivés semblent tout droit sorties d’un bon vieux Disneyland ou Seaworld.

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Jurassic Parc I leur a donné l’apparence, Jurassic World leur donne le caractère!

Ces efforts de réalisme s’étendent jusqu’aux animaux eux-mêmes. Toutes proportions gardées, le film s’emploie à mettre l’accent sur le comportement des animaux et sur l’équilibre sensible de l’élevage. A présent, les dinos sont élevés en groupes dans un souci de compagnie et de stimulus sociaux. De même, le film développe la relation de confiance et de respect entre le soigneur et les animaux dont il a la charge, et questionne sur le point très sensible de « l’animal objet ».

Ces nouvelles réflexions et ces nouveaux comportements des dinosaures – bien plus recherchés que dans les précédents opus où ils se résumaient, à peu de choses près, à « brouter-et-marcher-lentement-dans-la-pleine-en-poussant-de-longs-mugissements-graves / tuer-tout-ce-qui-bouge » –  leur donne enfin la profondeur qui leur manquait. 1993 nous avait donné des dinosaures visuellement convaincants, 2015 complète le tableau en leur donnant une âme!

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On gardera toutefois cette désagréable impression que les dinos ont été crées avec un blindage de 10mm en option: le personnel aura beau brandir toute une collection de fusils et d’armes lourdes, le moindre animal prendra des kilos de plomb avant de toucher terre…

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Une performance d’acteurs agréable…

Bon, encore une fois: on est dans un film Grand Spectacle. Ce n’est pas forcément ici qu’on trouvera la nouvelle palme du meilleur acteur, mais force est de constater que Jurassic World se défend comme il faut.

Chris Pratt (que vous connaissez surement déjà sous le nom de Star Lord, des Gardiens de la Galaxie) y est tout à fait convainquant. Pourtant son rôle n’était pas sans pièges: quoi de plus classique chez Hollywood que l’ancien militaire super entraîné et socialement inadapté, en mode « dur à l’extérieur, mais tendre à l’intérieur »? Et pourtant Pratt croise bien loin des écueils, et mène sa barque à bon port. On peut même saluer les efforts de sa prestation de soigneur, qui contribuent fortement au réalisme dont nous parlions un peu plus tôt!

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Dans l’ensemble, les rôles restent ceux d’un film de cet acabit: le millionnaire soucieux de préserver son capital, la demoiselle précieuse qui sait quand même se salir les mains… Classique, donc, mais assez léger pour éviter le piège du stéréotype agaçant. Jusqu’au rôle de Jake Johnson (plus habitué aux comédies telles que la série New Girl) qui débite des blagues étonnamment amusantes pour l’habituel « faire valoir humoristique » du film d’aventure gros budget. Dit autrement: un personnage qui apporte une touche d’humour bon enfant mais sans être atteint du syndrome Jar Jar Binks!

On pourra aussi être content de la performance de Nick Robinson et Ty Simpkins (oui, c’est bien lui: le petit garçon d’Iron Man 3), qui nous livrent deux enfants « véritables »: paniqués, humains, et vaillants juste ce qu’il faut pour faire avancer l’histoire.

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On saluera aussi bien bas l’absence relative d’une autre maladie terrible, j’ai nommé le Syndrome du Super Héros. Jurassic World nous épargne le « type-badass-qui-sait-tout-faire », l’habituel sacrifice héroïque stupide ou l’absurde Président des Etats Unis qui descend risquer sa vie pour aider le « bas peuple » (oui Independance Day et 2012, c’est à vous que je parle!). Ici les personnages sont humbles, humains, et font (tous!) dans leur pantalon quand un museau de 6 pieds de long plein de dents renifle à côté de leur figure…

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Un scénario revu et corrigé.

Je n’entrerai pas dans les détails (si vous sentez déjà votre radar à spoilers vous démanger, rassurez vous) mais il faut savoir que le scénario de Jurassic World est fortement similaire à celui de Jurassic Park I. Si les situations pourront vous donner une certaine sensation de déjà vu sachez cependant que la pilule passe sans aucun soucis. Principalement grâce à un ingrédient de choix: l’inattendu! Il s’agit peut être d’une sensation purement personnelle, mais j’ai trouvé le film doté de rebondissements assez imprévisibles, du moins de la part d’une superproduction tout public.

Plus généralement, on peut dire que Jurassic World revisite le scénario de Jurassic Park en y apportant tout les éléments qui y manquaient: le réalisme du parc, des scènes de « massacre » mieux dosées*, des dinosaures et des personnages plus convaincants… De plus, le film s’agrémente de toute une série de clins d’œils nostalgiques qui ramèneront beaucoup de monde une dizaine d’années en arrière…

En somme, le film innove sans pour autant renier son passé, et devient enfin le digne héritage moderne de Jurassic Park I qu’on attendait tant!

* oh, allez! Si on va voir un film qui se passe sur une île bourrée de dinos, c’est bien en espérant voir deux ou trois morts façon « bouche pleine de dents »!

Mais du coup… il est impeccable, ce film?

On ne peut pas non plus aller jusque là! Malgré tous ses avantages, Jurassic World n’en garde pas moins de notables défauts.

Tête de liste: la musique. On a tous dans la tête le célèbre thème principal de 1993 de John Williams. Il est évidemment toujours présent dans Jurassic World, mais constitue la seule et unique musique qui se détache du lot. Le reste de la bande-originale de Michael Giacchino consiste en une série de musiques de fond ou de supports pour l’action, sans qu’aucun autre thème notable ne perce la surface.

Autre point noir, le désagréable placement de produit « Achetez Mercedes! ». Le moindre véhicule à quatre roues que vous pourrez apercevoir pendant le film fera ressortir le logo du constructeur allemand… (un partenariat qui ne date pas d’hier: l’étroit rapprochement de la licence avec Mercedes s’étant établi dès 1997 pour le tournage du Monde Perdu).

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Rendez-vous en salles!

Voilà, maintenant il ne vous reste plus, si vous en ressentez l’envie, qu’à filer en salles vous faire votre propre opinion! J’en profite au passage pour vous déconseiller la 3D: comme d’habitude elle n’apporte strictement rien (non, aucune mâchoire qui jaillit hors de l’écran…) et vient même gâter un peu les effets spéciaux. Sur ce, je vous laisse avec le trailer!

Tchuss a tous, et bon scrolling!


Jurassic World
Juin 2015
Réalisation : Colin Trevorrow
Scénario : Rick Jaffa & Amanda Silver
Producteur : Frank Marshall, Patrick Crowley, Steven Spielberg
Musique : Michael Giacchino
Distribution : Universal Pictures
Durée : 124 mn


Sources:
Jurassic Park, sur Wikipédia
Jurassic Park II, sur Wikipédia
Jurassic Park III, sur Wikipédia
Jurassic World, sur Wikipédia
Jurassic World, sur Allociné
… et un petit tour au cinéma 😉

pour la fin

L.A Noire: quand GTA s’achète une conduite…

L.A.P.D: lâchez votre arme!

L.A Noire est un jeu vidéo multi-plateformes (Xbox 360, PS3, PC) sorti en 2011 et publié par Rockstar Games. Dès sa sortie, il est acclamé par la critique et rafle les meilleures notes aux gaming tests.

Le joueur y incarne Cole Phelps, détective au Los Angeles Police Department des années 50. Tout au long du jeu, il devra résoudre une série d’enquêtes de plus en plus haletantes et déployer tout l’arsenal du parfait détective…

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Quand Rockstar Games se range du côté de la loi…

Pour la plupart des gens, Rockstar Games reste profondément associé aux bagnoles, au vol et à la violence. Il est vrai que dans la plupart de ses titres – tels que la série des Grand Theft Auto ou encore Red Dead Redemption – le joueur est plutôt du « mauvais côté de la loi » et le gameplay tourne autours d’une action débridée parfois violente*.

La première surprise de L.A Noire est de casser totalement avec cet état d’esprit, en proposant un jeu tourné vers l’exploration et la réflexion. La seconde, elle, réside dans son gameplay purement atypique…

Une exploration totalement libre.

Pour mener son enquête, le joueur commence par récolter des indices en visitant les différents lieux liés à l’affaire et en y observant librement tous les objets qui s’y trouvent. Lorsqu’un objet s’avère être un indice, une nouvelle entrée apparaît dans le carnet de l’inspecteur. Le jeu va même jusqu’à proposer un examen préliminaire de la victime pour étudier les circonstances de la mort!

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Et question lieux, Rockstar a mis le paquet! L.A Noire propose en effet une reconstitution incroyable du Los Angeles des années 50, fourmillant de maisons, de magasins et de monuments historiques.

Un système d’interrogatoire unique.

Le joueur est aussi amené à interroger témoins et suspects. C’est là la seconde force de L.A Noire: son système d’interrogatoires inédit!

Le carnet du joueur contient la liste des questions dont il dispose. Plus il a récolté d’indices et fait d’interrogatoires, plus cette liste s’étoffe. A chaque réponse, il lui faudra examiner les éléments en sa possession pour déterminer si la personne ment ou non. Encore plus fort: le joueur pourra aussi baser son jugement sur… l’expression faciale du suspect, qui changera subtilement en cas de mensonge!

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Oui, mais… on utilise jamais son arme, même pas un p’tit peu?

Que les fanas d’action pure se rassurent: L.A Noire n’est pas en reste. Les missions sont en effet émaillées de course-poursuites à pied ou en voiture, de combats au corps-à-corps, de fusillades et d’arrestations musclées. Le tout s’enchaînant à un rythme idéal; ni trop, ni pas assez.

Une immersion totale dans l’ambiance des films noirs.

Mais ce qui reste, pour moi, le meilleur de L.A Noire, c’est son réalisme et son ambiance à couper le souffle.

Les années 50 sont fidèlement représentées à travers une impressionnante collection de voitures d’époque (plus d’une soixantaine!), de vêtements et de lieux. Jusqu’aux musiques, mêlant compositions originales aux hits d’antan.

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A vrai dire, le jeu tient presque du film tant il plonge le joueur dans l’ambiance « romans noir ». Magouilles, corruption, mystère et alcool sont au rendez vous pour un cocktail digne d’une aventure de Nestor BURMA ou d’un livre de James ELLROY. Et pour cause: les affaires de L.A Noire sont justement inspirées de romans noirs et d’affaires réelles.

Une technologie hors du commun.

Il aura fallu pas moins de 50 millions de dollars pour réaliser L.A Noire, lui offrant ainsi son entrée dans la liste des jeux au développement le plus coûteux. Pourtant, le jeu ne brille pas par ses graphismes, somme toute assez banals pour des consoles telles que la 360 ou la PS3. Sa prouesse réside dans l’utilisation du Motion Scan: une technologie de capture faciale qui confère aux personnages du jeu des visages précis dans les moindres détails.

L’intégralité des cinématiques et des scènes d’interrogatoires ont donc été tournées par de véritables acteurs, transformés par le Motion Scan en alter-égos numériques. Au passage, cela nous permet de retrouver quelques visages bien connus des amoureux de séries, tels que Aaron Staton (Mad Men), John Noble (Fringe, Le Seigneur des Anneaux…), Greg Grunberg (Alias, Lost…) ou encore Brian Krause (Charmed).

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Une durée de vie de ouf!

Enfin, on ne saurait parler de L.A Noire sans citer son incroyable durée de vie. Le joueur suit en effet l’intégralité de la carrière de Cole Phelps, soit plus d’une vingtaine de missions réparties entre 5 brigades: Patrouille, Circulation, Criminelle, Mœurs et Incendies Criminels.

En ajoutant à ça la possibilité de parcourir librement la carte pour explorer Los Angeles, trouver des véhicules et objets inédits ainsi qu’intervenir sur des délits aléatoires, c’est plus d’une vingtaine d’heures a passer avec votre Borsalino et votre imperméable…

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Allez: pour finir de vous donner faim je vous laisse avec le trailer, en vous rappelant que depuis la sortie de la Xbox One et de la PS4 les bons vieux jeux de 360 et PS3 se rachètent pour un rien…

Pour aller plus loin…

Pour ceux que ça intéresse, youtube regorge de vidéos sur la technologie utilisée pour L.A Noire, son gameplay et son making of. Celle-ci, par exemple, ou encore celle-là. A vous de chercher si vous voulez en savoir plus 😉

*Nota bene (c’est qui, Béné?): je ne suis pas forcément contre, surtout vu le nombre d’heures que j’ai passées à abattre du bandit dans Red Dead…


L.A NOIRE
17 mai 2011
Développeur: Team Bondi
Publication: Rockstar Games
Distribution: Take Two Interactive
Directeur: Brendan McNamara
Genre: action-aventure


Sources:

L.A Noire, sur Wikipédia
Rockstar Games, sur Wikipédia
Motion Scan, sur Wikipédia
Test de L.A Noire sur JeuxVideo.com
… et des heures de jeu! 🙂

Dark Crystal: une leçon d’animation pré-numérique…

« Un autre monde, un autre temps, à l’âge du fantastique… »

Dark Crystal est un film américain de Jim HENSON et Frank OZ, sorti aux Etats Unis en 1982.

Dans une planète à l’agonie, il raconte l’histoire de Jen – dernier survivant de sa race – chargé de retrouver l’éclat perdu du grand Cristal afin de le réparer et de guérir son monde. Mais Jen est jeune, les embûches sont nombreuses, et le Cristal est gardé par les Skeksès, de terribles Dieux déchus…

 

Les marionnettes les plus sophistiquées jamais crées.

La plupart des films d’animation de cette époque reposent sur le dessin d’animation, le Stop Motion (animation image par image) ou – comme c’est le cas pour Dark Crystal – la marionnette. Ce qui rend le film si mémorable, c’est leur sophistication inédite.

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Le film a nécessité 5 ans de préparation, des milliers de tirages en mousse de latex et plus d’une centaine de marionnettistes. Et pour cause : la plupart des personnages du film nécessitent 5 marionnettistes chacun ! Sa grande avance sur les technologies d’animation de son temps lui vaudront d’ailleurs le Grand Prix du Festival du Film Fantastique d’Avoriaz (1983) ainsi que le Premier Prix du Festival Internacional de Cine Imaginario y Ciencia Ficcion de Madrid (1983).

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Vous avez dit « un bon film pour les enfants » ?

Autant vous détromper tout de suite ! Si le film contient bien sa dose d’humour et de personnages « rigolos », la noirceur et la complexité du scénario seront surtout du goût des adultes.

Le ton du film est très sombre, et ses personnages terrifiants et torturés sont d’un réalisme frappant (autant dire « traumatisants » pour les plus petits…). On arrosera le tout de la musique profonde et angoissante de Trevor JONES et l’ambiance sera complète.

Le scénario porte une réflexion originale sur le Bien et le Mal, bien loin des morales « bien pensantes » d’un trop grand nombre de films. Au lieu de les opposer, il les rend complémentaires et tout deux nécessaires à l’équilibre du monde…

Frank Oz… ce nom me dit quelque chose.

Déjà croisé vous l’avez !

Et oui, Frank OZ n’est autre que le créateur de Maître Yoda en personne ! Marionnettiste de renom, il a contribué à la naissance d’un grand nombre de créatures du Muppet Show (dont Jim HENSON n’est autre que le créateur) ou de Star Wars, et à des avancées majeures dans l’animation cinématographique. De quoi garantir une fois pour toute la qualité du film, non ?

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Frank OZ (à g.) et Jim HENSON (à d.) sur le tournage de Dark Crystal

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 Frank OZ (à d.) et Marc HAMILL (à g.) sur le tournage de Star Wars V

 

Autour du film.

Si l’univers de Dark Crystal vous séduit, le roman d’Anthony Charles H. SMITH aux éditions Henry Holt & Company (1983), et tiré du scénario original du film, vous plaira sûrement. Le film a même eu le droit a sa bande dessinée Marvel, en 1982.

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En attendant, je suis sûr que vous saurez débusquer le film lui même, en DVD ou dans les tréfonds d’Internet, pour vous en régaler au plus vite !
(par exemple, un petit tour sur Youtube…)

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The Dark Crystal
1982
Réalisation : Jim HENSON & Frank OZ
Scénario : David ODELL (d’après l’histoire de Jim HENSON)
Musique : Trevor JONES
Distribution : Universal Pictures
Durée : 95 mn


Sources

Dark Crystal by Wendy

Darkcrystal.com

The Web’s Worst Page

Frank OZ, sur Wikipédia

The Dark Crystal, sur Wikipédia

Instant solidarité : Babyloan, le microcrédit solidaire

En 2006, l’économiste bengladais Muhamad Yunus recevait le Prix Nobel de la Paix pour l’action menée via la Grameen Bank, via des microcrédits.

Qu’est-ce que c’est ?

Prêt d’un faible montant, à taux d’intérêt bas, voire nul, consenti par des ONG et des banques partenaires à des personnes considérées comme insolvables pour leur permettre de financer une activité génératrice de revenus.

(extrait du site du Larousse)

Plusieurs initiatives similaires sont nées (certaines étaient en gestation avant même l’attribution du Prix Nobel en 2006), mettant en scène des gens comme vous et moi pour jouer le rôle de prêteur dans une quinzaine de pays différents. Parmi ces initiatives, on trouve Babyloan, démarré en 2008. Celui-ci sélectionne  des partenaires locaux (des assos, des ONG, etc mais qui fonctionnent à un niveau local) qui portent des projets d’artisans ou micro-entrepreneurs et gèrent l’argent prêté; le partenaire local est donc l’unique contact de ceux qui empruntent.

Comment ça marche ?

Rien de mieux qu’un petit dessin, extrait du site de Babyloan lui-même !

Si vous avez envie d’être réellement acteur de quelque chose, et que votre argent finance des projets qui vous tiennent plus à coeur…pourquoi ne pas prêter à taux 0 sur Babyloan plutôt que de laisser votre argent faire dodo dans une banque ?

Le site : http://www.babyloan.org/fr/

Pint of Science : « La Science paie sa tournée »

logostrongglasses-120x169 Pint of Science, c’est le nom d’un événement culturel original et innovant porté sur la Science et la vulgarisation scientifique.

Il est né en 2012, à l’initiative de deux chercheurs londoniens qui souhaitaient faire interagir des acteurs de la Science avec les gens. Des chercheurs se déplacent dans certains bars pour parler, avec vous, de leurs recherches, de leurs résultats, le tout autour d’une bonne bière. Le but étant de

DÉMYSTIFIER LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE ET LA FAIRE DÉCOUVRIR AU GRAND PUBLIC DANS UN CADRE DÉTENDU. PARCE QUE NON, DANS UN LABO, CA NE SE PASSE PAS TOUJOURS COMME DANS LES EXPERTS.

La 3e édition de ce « festival » aura lieu cette année, du 18 au 20 Mai, avec des rencontres prévues dans plusieurs pays dont la France, où plusieurs villes françaises proposent des lieux de discussion (Bordeaux, Grenoble, Lyon, Paris…).

Les billets pour certains événements sont déjà en rupture de stock !

Parmi les thèmes qui seront abordés cette année, on peut trouver des sujets liés aux neurosciences, à la biologie en général,ou bien à la physique de l’atome, astrophysique, ou encore des thèmes plus actuels comme des discussions sur les innovations technologiques voire des sciences sociales !

Le site de l’événement : http://pintofscience.fr/

The Witcher, la trilogie (du samedi).

Le très attendu The Witcher 3 : Traque Sauvage sortira le 19 mai 2015. Le troisième opus de la série a beaucoup fait parler de lui jusqu’à présent, proposant un monde ouvert un peu comme pour un Elder Scrolls, par exemple. Il faut savoir que les deux premiers épisodes de la série n’étaient que des couloirs avec impossibilité même de sauter. Pour cette fois, non-seulement vous pourrez sauter, mais vous pourrez également monter à cheval et patauger dans l’eau. Joie.

Rappelons quand même les configurations minimales requises avant de crier « Hourra »:

Configuration Minimale :

  • Intel i5-2500K 3.3GHz / AMD Phenom II X4 940
  • GeForce GTX 660 / Radeon HD 7870
  • 6 Go de Ram
  • Win 7 64 bit/Win 8(8.1)
  • DirectX 11
  • 40 Go d’espace de stockage

Configuration Recommandée :

  • Intel i7 3770 3,4 GHz / AMD FX-8350 4 GHz
  • GeForce GTX 770 / Radeon R9 290
  • 8 Go de Ram
  • Windows 7 64 bit / Windows 8 (8.1)
  • DirectX 11
  • 40 Go d’espace de stockage

Voilà, vous êtes prévenu.

En attendant la sortie du jeu ou d’avoir les moyens de renouveler votre matériel informatique, il sera de bon ton de procéder à l’exploration des deux premiers épisodes si vous ne l’avez pas déjà fait, d’autant que les promotions risquent d’aller bon train. Vous pourrez même peut-être avoir encore du temps pour vous plonger dans la lecture des aventures du Sorceleur (par l’écrivain polonais Andrzej Sapkowski), dont la saga vidéo-ludique s’est inspirée.

Dans ces jeux, vous incarnez donc toujours le même personnage énigmatique aux longs cheveux ivoires, Geralt de Riv, héros doté de super-pouvoirs, mutant et chasseur de monstre, le mec qui fait craquer absolument toutes les filles sur son passage mais qui se la joue toujours cool en toutes circonstances.

Revenons sur the Witcher, premier du nom, sorti en 2007.

Dans le premier opus, vous avez même la possibilité de collectionner des cartes pokégirls (des pokémons version nanas à collectionner) si vous avez réussi à faire autre chose que de la belote avec.

Mais ce jeu offre surtout un univers plutôt chaotique baignant dans les conflits politiques, aborde des thèmes variés et intelligents comme le racisme ou les luttes de pouvoir, ainsi que les notions de bien ou de mal. Le scénario, les dialogues et les quêtes y sont extrêmement travaillés, avec une pointe d’humour noir, tout ce qu’il faut pour parfaire le décor.

La vue isométrique ne dérange pas outre-mesure, et on se retrouve vite happé par l’ambiance pour se plonger à fond dans un RP (role play) facilité par le fait que notre personnage possède déjà son propre background.

Le système de combat est très original et repose sur des combos, un arbre de compétences relativement sommaire mais efficace, ainsi que la création d’élixirs en tous genres. Ce système plutôt simple à appréhender permet assez de liberté dans la construction de son personnage pour avoir l’impression d’avoir créé un Géralt de Riv bien à soi.

Par contre, tout n’est que couloir et vous serez parfois un peu ennuyé de devoir vous taper trois kilomètres à pieds parce qu’il y a une flaque juste là devant qui vous empêche de passer (Géralt de Riv tient à ses Louboutin(c)).

Ce qui nous amène sans transition au Witcher 2 : Assassins of Kings

La cinématique d’intro qui file des frissons…

Car oui, LE plus gros défaut de ce jeu, pourtant sorti en 2011, c’est de nous proposer, encore une fois, un jeu en couloir ! Et quel couloir ce fût… Personnellement, malgré l’indéniable beauté des graphismes, je n’ai jamais ressenti une telle sensation d’étouffer en jouant à un jeu (les jeux coréens sont hors catégorie). Ah oui, mais vous me direz, cette fois on peut sauter ! Oui, mais, encore faut-il trouver l’emplacement exact, où, quand, et comment sauter. J’aurais largement préféré qu’on me retire ce choix plutôt que de me dire « Regarde tu peux sauter! Pas ici, là-bas… Non, par là… Tourne un peu la tête à droite, lève le bras de 3 centimètres, fais trois petits tours sur toi-même… Voilà, tu peux sauter! ».

Alors déjà, pour sauter, pour se battre, pour quasiment TOUT en fait, il s’agit de QTE.

Le QTE, quelle bonne blague sur un jeu PC… En gros, pour ceux qui ont vécu dans une grotte ces dix dernières années, le QTE c’est l’art de dire « Tu as une fraction de seconde pour appuyer sur la touche « $ » de ton clavier sinon tu as perdu et tu dois recommencer 2 heures de jeu ». Du coup, si vous voulez jouer à The Witcher 2 sur PC, prévoyez une manette Xbox pour éviter de lancer votre pauvre clavier par la fenêtre.

(ndla : Alors certes, le jeu est aussi disponible sur console, mais cet article est rédigé par une joueuse sur PC exclusivement.)

Le début du jeu est poussif, et tout a l’air un peu vide, donc vous aurez tôt fait de vous décourager. Cela dit, il reste tout-de-même un jeu magnifique, qui hormis ces quelques défauts et l’investissement dans une manette, en ravira plus d’un. Le scénario reste tout aussi intéressant que celui son prédécesseur et les personnages rencontrés au cours des quêtes sont plutôt hauts en couleurs.

De plus, les dialogues sont souvent drôles et matures, les choix ont parfois un timer et induisent donc une petite dose d’adrénaline du style « oh lala, mais qu’est-ce que je suis censé répondre? Je n’ai que 5 secondes pour répondre à la… trop tard! ».

Vous serez sans doute parfois déconcerté par la carte un peu brouillon, et sans un bon GPS greffé sur votre crâne, vous aurez tôt fait de faire pleins de « trois petits tours et puis s’en vont » après vous 2015-05-03_00017être perdu à tout jamais dans la forêt magique.

Enfin, des scientifiques sont encore en train d’essayer de comprendre l’utilité du mode Arène proposé par The Witcher 2. A ce jour, nous n’avons toujours aucune explication. Des rumeurs concernant un tableau des scores en mode /kikitoudur auraient été entendues ça et là, c’est tout ce qu’on en retiendra. Bref.

Avertissement important, the Witcher 1 et 2 sont classés 18+ et certaines scènes et dialogues ne sont pas à mettre à la portée des tout petits, surtout s’il n’y a pas d’adulte der2015-05-03_00032rière. Souvent crues, les réflexions intérieures complètement désabusées de Geralt et les insanités bien imagées des petits barbus sont pourtant un vrai délice à écouter.

Globalement, pour ces deux premiers épisodes, ce sont des perles à ne pas louper. Les quêtes y sont superbement scénarisées mis à part la présence de quelques quêtes fedex dont on se serait bien passé (une quête fedex est par exemple le fait de devoir tuer 1000 loups bleus pour rapporter 15 dents à Monsieur Machin qui vous payera 10 pièces d’or ainsi qu’une petite tape sur la tête en guise de remerciement). Je vous rassure, ces quêtes n’y sont pas légion, mais on se demande bien pourquoi les concepteurs de The Witcher en ont mis (bon, d’accord, Geralt est un chasseur de monstres, mais y’a des limites quand même…). Pour le reste, vos choix et l’ordre dans lequel vous faites les différentes quêtes va influencer le cours de votre partie et la manière dont l’histoire de votre personnage va évoluer. C’est donc avec attention que vous lirez votre journal de quêtes, que vous écouterez les différents protagonistes, pour enfin prendre les décisions qui vous sembleront les plus justes.

Les jeux The Witcher ont aussi une particularité fort charmante, ils proposent des jeux dans le jeu du genre le poker de dés, le bras de fer et les combats à mains nues.  Tout un tas d’activités plus o2015-05-03_00022u moins légales qui vous rendront vite accro dans l’espoir de pouvoir vous la raconter en roulant des biceps « Eh, salut poulette, je suis Geralt, Gégé pour les intimes, champion de Temeria aux dés! »   .

Tout ce que l’on peut espérer, c’est que The Witcher 3 ne sera pas un immense monde ouvert… et vide, et saura une fois encore nous éblouir visuellement tout en nous confrontant aux durs choix parfois moraux que nous offraient ses deux petits-frères. Et cette fois, on va vraiment pouvoir sauter. Enfin je crois?

Allergie aux jeux de société : la science avance.

On est samedi et vous avez prévu une soirée entre amis. Seulement voilà, il fait un temps de chien. L’idée suggérée est donc de passer le temps autour de bons jeux de société des familles. Mais il y a un hic, vous n’aimez pas franchement les jeux de société, mais vous n’aimez pas non-plus jouer les trouble-fêtes et vous décidez de faire l’impasse sur vos préférences personnelles le temps qu’il faudra, tout en serrant un peu les dents.

Ami qui n’aimez pas les jeux de société, sachez toutefois qu’il existe un bon nombre de ces activités qui pourraient sans doute vous plaire. En voici une liste, dans laquelle je l’espère vous trouverez votre bonheur, et qui vous permettra de proposer des activités ludiques propres à satisfaire toute l’assemblée, y compris vous-même. J’en parle en connaissance de cause, n’aimant pas les jeux de société, donc j’essayerai autant que possible de vous expliquer pourquoi certains suscitent chez moi un intérêt.

Les Loup-garous de Thiercelieux, une valeur sûre.

Ce jeu de rôle consiste à débusquer des vilains loups garous parmi les villageois. Plusieurs rôles sont attribués et un maître du jeu anime la soirée.

Avantages : Les débats vont généralement bon train, et ce jeu ne nécessite pas de matériel. Vous pourrez en effet trouver les règles du jeu sur internet, et vous fabriquer vos cartes sur des bouts de papier. Le jeu est cependant disponible dans n’importe quel magasin de jeux.

Inconvénients : Il nécessite d’être assez nombreux (8 joueurs semble être le minimum requis) et de ne pas avoir peur de s’exprimer.

Pourquoi j’aime ce jeu : Il permet de faire connaissance facilement avec des gens qui n’aiment pas trop s’exprimer en public, d’animer la soirée avec des débats interminables sur de possibles trahisons ou accords, et les règles ne sont pas vraiment compliquées.

Caractère, le jeu par excellence pour faire connaissance.

Tout comme les Loups Garous, ce jeu est conçu pour apprendre à se connaître les uns les autres. Ainsi, des questions personnelles sont tirées au hasard et les personnes présentes doivent essayer de taper dans le mille.

Avantages : Il est très simple à comprendre, et permet de délier les langues. Il se joue à partir de 4 joueurs, donc pas besoin d’être trouzemille pour s’amuser. Parfois ça permet de faire passer des messages tout doux et tout mignons à ses copains-copines. Mais parfois…

Inconvénients : Il ne faut pas être susceptible, et prendre les choses avec légèreté. Si on vous dit que vous êtes un vilain garnement, n’allez pas bouder dans votre coin ! Ce n’est qu’un jeu… Il est également déconseillé aux enfants. D’ailleurs, il est déconseillé d’avoir un enfant dans la même pièce quand on y joue, car certaines questions peuvent être olé-olé (mais déclenchent forcément l’hilarité). Il est également fortement déconseillé d’y jouer si les joueurs ne se connaissent pas du tout, vous risqueriez de vous y ennuyer fermement.

Pourquoi j’aime ce jeu : Il est facile, pas trop long, et l’enjeu de la gagne à tout prix n’est pas présent. De plus il permet pas mal de tricheries ou d’interprétations des règles…

Le Kiproko, le jeu du dessin en mode /hardcore.

Le principe est simple, un joueur dessine pendant qu’un autre essaye de deviner ce qu’il dessine. Seulement voilà, les choses se compliquent et sont plus amusantes sans crayon. Au revoir les artistes, cette fois vous n’aurez le droit d’utiliser qu’un certain nombre de perles et de petits bâtons pour vous faire comprendre.

Avantages : Il permet de ne pas avoir de déséquilibre entre ceux qui dessinent comme des dieux et ceux qui n’ont pas dépassé le stade du « Rond + bâton = un bonhomme ». Il est une très grosse source de fou-rires et les équipes tournent constamment. Les parties sont rapides (une demi-heure environ) et se jouent à minimum quatre joueurs.

Inconvénients : Il ne faut pas être trop mauvais perdant, auquel cas vous risqueriez un accident en balançant vos perles et vos bâtons à travers la pièce.

Pourquoi j’aime ce jeu : Quand on perd, on se sent moins seul du fait qu’on soit toujours par deux, malgré le fait que ce ne soit jamais le même coéquipier. Du coup vous pouvez vous rassurer en vous disant que si vous perdez, ce n’est pas de votre faut. De plus, après avoir lamentablement perdu, vous pourrez vous amuser à dessiner tout un tas de trucs obscènes avec les petits bâtons et les petites perles histoire de vous défouler, sans passer pour un psychopathe.

Zombies !!! Le jeu qui fait peur.

Zombies !!! est un jeu de coopération sur plateau où vous incarnerez chacun un personnage. Le but est de se sauver les miches et les coups bas sont permis pour tuer accidentellement vos partenaires. Plusieurs extensions existent et qui apportent de la variété, dont une qui permet d’incarner les zombies eux-mêmes (Humains !!!).

Avantages : C’est de la coopération, donc on se sent moins seul et on peut faire les yeux doux au voisin de droite pour se débarrasser d’un commun accord du voisin de gauche, et inversement. Les parties sont très prenantes, et quand on y joue le soir, on peut même se faire quelques frayeurs, si on a assez d’imagination. Les petites figurines sont également très charmantes. On y parle énormément pour décider des actions à faire.

Inconvénients : Les parties peuvent être trop longues ou trop courtes, c’est selon. Il ne faut pas être malchanceux au lancer de dés, et ne pas les jeter dans la figure du voisin. Il ne faut pas être trop nombreux (6 joueurs maximum, mais par expérience, à 4 c’est largement suffisant).

Pourquoi j’aime ce jeu : Il a l’air un peu compliqué vu comme ça, mais en réalité les règles sont très simples et on peut très bien les arranger à sa sauce pour dynamiser les parties. Il n’est pas source de conflits puisqu’il y a aussi une part de hasard et un minimum de coopération.

Space Hulk : Death Angels, le jeu qui fait SUPER PEUR.

Ce jeu fait encore plus peur que Zombies !!! Vous êtes tous embarqués dans un vaisseau et vous incarnez 2 ou 4 personnages par joueur. A mesure que vous avancez dans le vaisseau, vous êtes assaillis par des hordes de Ben Stillers Genestealers (des bestioles vraiment très moches). Vous l’aurez peut-être compris si vous connaissez l’univers en question, on est en plein dans du Warrhammer 40K.

Avantages : Si on perd, tout le monde perd. Si on gagne, tout le monde gagne. Vous vous sentirez donc moins seul si vous vous faites croquer tout-de-suite et vous vous sentirez épaulé dans vos choix d’actions, même si elles sont loufoques. Les parties sont très prenantes, et tout comme pour Zombies !!!, vous pourrez parfois sursauter en imaginant un Ben Stiller vous agripper la cheville la bave aux lèvres. Vous n’avez pas besoin de connaître, de près ou de loin, l’univers Warrhammer pour vous y amuser.

Inconvénients : Les parties peuvent être vraiment longues, donc il faut bien prévoir d’avoir le temps d’y jouer. Les règles sont assez complexes donc il est nécessaire d’y jouer avec une personne qui adore les jeux et qui lira toutes les règles à votre place pour vous les expliquer de manière simplifiée. Jouer à quatre est impossible car la difficulté devient trop élevée. Déjà, à 3, c’est très dur. Il ne faut pas non plus être maudit avec les dés, et avoir suivi un tutoriel de lancer de dés au préalable (ça, c’est ce qu’on tentera de vous faire croire).

Pourquoi j’aime ce jeu : On fait de la coopération, et contrairement à Zombies !!! on ne peut pas se permettre de perdre un coéquipier. C’est très agréable à jouer avec un ou deux connaisseurs, on peut se laisser porter par la partie avec un sentiment d’utilité (même si ce n’est pas vrai et que vous êtes juste le ou la noob qui ne sait jouer à rien).

 Où se les procurer?

Loup Garou de Thiercelieux, : http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Loups-garous_de_Thiercelieux

Caractère, édité par jeux FK : http://www.jeuxfk.fr/?page=catalogue&cat=pour-les-grands&jeu=caractere

Kiproko, édité par Asmodée : http://www.asmodee.com/ressources/articles/zoom-sur-kiproko.php

Zombies !!!, version française éditée par Edge Entertainment : http://www.edgeent.com/jeux/collection/zombies

Death Angels, version française éditée par Edge Entertainment : http://www.edgeent.com/jeux/collection/space_hulk_death_angel